
Posté: Mardi, 9 janvier 2007, par Guylaine Guevremont
Me voilĂ !
Depuis la parution du livre Mangez ! , je reçois une quantité abondante d’encouragements et je dois avouer que cela me rend très heureuse et surprise à la fois.
Régulièrement, mes clients me demandaient pourquoi personne n’avait écrit de livre sur cette approche, ou encore pourquoi moi, je n’en écrivais pas un. Ces personnes me disaient à quel point ce serait libérateur pour tellement d’autres, aux prises avec les mêmes problèmes. Aussi et surtout, que même si elles comprenaient et croyaient en cette approche, elles se sentaient bien seules, une fois de retour dans leur quotidien. Et moi alors!
Ce n’est pas facile de croire en une façon de faire qui n’est pas le courant populaire, et encore moins d’en faire la promotion. Mais j’y croyais tellement que je ne pouvais pas priver ces individus, qui se présentaient dans mon bureau avec toute la volonté du monde, de faire tout en mon pouvoir pour les sortir du cercle infernal des régimes. Puis Marie-Claude s’est présentée, avec l’idée d’écrire un livre…
Maintenant, de plus en plus de gens peuvent comprendre et adhérer à cette approche, et je réalise à quel point ils étaient vraiment prêts à entendre le message. De Susie Orbach à Lyne Mongeau, qui travaille au Québec depuis 25 ans pour aider les gens à se recentrer sur leurs signaux de faim et de satiété. Tout ce travail n’a pas été inutile et aujourd’hui, j’ai la preuve que le gros bon sens finit toujours par retrouver son chemin.
Retrouver la liberté alimentaire, sans avoir à en payer le prix par des kilos en trop, ce n’est pas facile, mais avec le livre et le blogue, j’espère vous aider à y arriver.
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Posté: Samedi, 20 janvier 2007, par Guylaine Guevremont
Si vous avez décidé d’essayer de reconnaître vos signaux de faim et de satiété, il faut oublier la balance.
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J’imagine que simplement lire ces lignes vous inquiète déjà , mais n’ayez crainte…
Il n’a pas de doute que la méthode que nous vous proposons n’est pas traditionnelle : manger tout ce qui vous plaît quand vous avez faim et arrêter quand vous n’avez plus faim. Parfois cela implique de manger plus qu’avant, au total de la journée, ou du moins plus souvent. Cette réalité engendre sans contredit une crainte de prendre du poids. Le pire ennemi de cette approche est la balance. La méthode traditionnelle implique une pesée régulière pour suivre à la lettre la perte de poids. Mais cette fois, vous ne le faites plus pour maigrir mais pour retrouver votre poids génétique, et vous devez réaliser que le corps maigrit à son rythme. Comme il n’est plus privé, il laisse aller les réserves doucement, comme il l’entend. Il est donc inutile de suivre son débit. Vous devez apprendre à faire confiance à vos signaux, autant que vous devez apprendre à faire confiance à vos sensations dans vos vêtements. La méthode n’est pas traditionnelle et vos repères de perte de poids doivent changer eux aussi. Arrêtez de vous peser, essayez de vous ressentir dans votre corps au lieu de sauter sur la balance et vous serez impressionné par l’état de liberté que cela va créer.
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En me relisant, je rĂ©alise que mon ton est autoritaire, mais je veux ĂŞtre sĂ»re que je ne laisse aucune ambiguĂŻtĂ© quant Ă l’inutilitĂ© et la contre-productivitĂ©  de la balance. C’est la dĂ©prime assurĂ©e. Une livre de prise, c’est plate, deux de perdues, c’est agrĂ©able, mais cela laisse un doute; est-ce que ça va continuer ? Vous n’avez plus besoin de ces sentiments de doute et de dĂ©couragement. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un peu de patience.Â
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Faites le test : pas de balance pendant 2 semaines, mais une conscience augmentée des sensations de votre corps.
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Pour terminer, je tiens Ă vous dire que je rĂ©ponds Ă tous les messages que je reçois. Si je ne vous ai pas rĂ©pondu, c’est parce que vos questions feront l’objet d’une discussion future au cours de ce blogue.
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Posté: Samedi, 27 janvier 2007, par Guylaine Guevremont
Le temps des Fêtes est le moment où vous avez probablement revu des gens que vous n’aviez pas vu depuis longtemps. Souvent, les premiers que vous remarquez, durant ces occasions, sont ceux qui ont fait une diète et qui sont parvenus à perdre du poids, en vous disant, un peu déprimé: « les chanceux! »
Lorsque vous regardez les autres physiquement, vous êtes en réalité en train de vous regarder vous-mêmes. Surprenant ? Pas du tout. Vous n’ êtes pas heureux dans votre corps, donc tout ce que vous voyez sont des gens qui semblent mieux que vous (selon vos critères très personnels et, je vous le dis, discutables). Si vous regardez des individus pires que vous (toujours selon vos critères, je tiens à le préciser), vous vous dites alors que vous souhaitez ne pas en arriver là . Or dans cette réflexion, c’est encore vous que vous voyez. Tout cela a pour résultat de vous faire sentir encore plus mal.
Pour arriver à vous sentir mieux, essayez de regarder les gens dans leur ensemble. Consciemment, faites l’effort de ne pas distinguer si la personne a de gros bras ou de petites fesses, par exemple. Vous allez voir que c’est vraiment difficile au début, mais l’effort en vaut la peine car, avec le temps, cela aura un effet positif sur votre propre image.
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Posté: Samedi, 3 fĂ©vrier 2007, par Guylaine Guevremont
J’entends si souvent ces commentaires dans mon bureau que je voulais les partager avec vous…
Quand les gens perdent du poids avec cette méthode, ils sont presque toujours surpris. Il semble que le poids perdu est plus visible que ce que la balance affiche (une autre raison pour ne plus vous peser!). De plus, les vêtements deviennent parfois plus grands et les gens doivent faire des trous supplémentaires dans la ceinture, sans une livre de moins sur la balance ! Le poids descend évidemment ensuite, si la personne ne se met pas à déprimer sur le chiffre de la balance, en restant concentrée sur les sensations qu’elle éprouve, qui lui font réaliser qu’elle a bel et bien perdu de la masse adipeuse. L’aspect psychologique de cette méthode est primordial et il est très important de garder confiance.
D’autre part, le poids total perdu est souvent moindre que les résultats physiques ne le laissent croire. Par exemple, quelqu’un me racontait que son tailleur avait refait tous ses vêtements après une perte de 15 livres, en affirmant qu’habituellement, pour enlever autant de tissu, les gens devaient avoir perdu le double! Une autre me disait qu’avec une diète traditionnelle, même en ayant perdu plus de poids sur la balance, elle n’avait jamais pu mettre une robe qu’elle avait conservée et pouvait maintenant porter. Un autre avait perdu 60 livres avec une diète traditionnelle et la peau de son ventre ne s’était jamais raffermie. Lorsqu’il a eu tout repris, la peau en trop est demeurée. Cette fois-ci, avec cette nouvelle méthode, la peau ne s’est jamais affaissée; elle s’est résorbée au rythme de la perte de poids. Et les exemples semblables abondent…
L’important est donc de comprendre que tout devient différent en adoptant cette façon de se réconcilier avec les aliments, et avec ses signaux de faim et de satiété.
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Posté: Mardi, 13 fĂ©vrier 2007, par Guylaine Guevremont
Tout le monde connaît la fable, mais où voyons-nous l’occasion de l’utiliser? Nous vivons dans une société ou la rapidité est de mise, où nous ne prenons plus le temps de savourer pleinement la vie, ou encore un bon repas en famille, un soir de semaine. On veut avoir maigri le jour où l’on en prend la décision, on se dit avec conviction qu’un jour on ralentira, et entretemps, on est à bout de souffle.
La méthode proposée pour perdre du poids implique de reprendre le rythme de la tortue, ce qui n’est pas évident. Elle implique également de voir le progrès que vous allez faire en terme d’années, plutôt que de semaines, et de réaliser qu’avec de la patience, vous allez arriver à bon port. C’est un peu comme retourner sur les bancs d’école, où vous ne saviez ni écrire ni compter à la fin du premier mois. La même chose se produit ici : vous ne pouvez pas détecter tous les signaux subtils que votre corps vous envoie, dès le moment où vous apprenez qu’un corps affamé tend à augmenter ses réserves, et qu’un corps nourri au bon moment veut retourner à son poids génétique. Tout cela prend du temps.
Bref, soyez patient mais en attendant, amusez-vous ! Faites à tour de rôle la tortue, le lézard, la cigale, et pourquoi pas la gazelle…
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Posté: Mercredi, 28 fĂ©vrier 2007, par Guylaine Guevremont
La saine alimentation est devenue une telle icĂ´ne que le simple fait de vouloir en discuter provoque des levĂ©es de boucliers. Ă€ titre d’exemple, Marie-Claude et moi avons Ă©tĂ© invitĂ©es Ă l’Ă©mission Ma vie en mains, Ă Radio-Canada. Le dĂ©fi 5/30 Ă©tait discutĂ© en dĂ©but d’émission. Bien sĂ»r, il Ă©tait important pour nous de mettre un bĂ©mol sur la nĂ©cessitĂ© de manger les fruits et lĂ©gumes en question dans le dĂ©fi ; il est impĂ©ratif qu’ils soient apprĂŞtĂ©s de manière appĂ©tissante quand le goĂ»t nous prend d’en manger. J’ai proposĂ© par exemple de mettre du beurre, du sel, de la crème ou de l’huile, et de manger ainsi sans culpabilitĂ©. Le but du dĂ©fi est de manger des fruits et des lĂ©gumes, d’accord jusque-lĂ , mais Ă mon sens il est important de le faire sereinement. Cela signifie, entre autres, s’enlever de la tĂŞte que de les manger vapeur, par exemple, ou avec le moins de vinaigrette possible, sont des conditions essentielles pour que ça compte comme un geste santĂ©. Et lĂ , j’ai eu droit au discours moralisateur du mĂ©decin invitĂ© sur la tribune, qui a bien pris soin de me rappeler que des lĂ©gumes avec des fines herbes seulement, c’est bon aussi, et que 50% de la population a un niveau Ă©levĂ© de cholestĂ©rol. Suite Ă ses belles paroles, je crois qu’il faut s’arrĂŞter, prendre une bonne respiration et bien comprendre une chose essentielle…
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Posté: Mercredi, 14 mars 2007, par Guylaine Guevremont
J’ai reçu plusieurs commentaires concernant le poids génétique et ses risques d’être plus élevé ou égal au poids actuel. Voici donc quelques précisions.
Dans bien des cas, le poids génétique est celui que quelqu’un pesait avant sa première diète, si cet individu était déjà adulte à ce moment-là . Si la première diète était avant l’adolescence, c’est évidemment un peu plus difficile à évaluer. Dans cette situation, que fait-on ? Il faut comprendre que la première des choses à faire est de retrouver un rapport sain avec la nourriture et avec son corps. Il faut que vous vous observiez manger. Si vous n’êtes pas capable de ressentir la faim et d’y répondre, si vous ne reconnaissez pas votre satiété, si vous mangez vite ou sans vraiment savourer chaque bouchée, il est fort probable que vous ne soyez pas à votre poids génétique. Le temps nécessaire à le retrouver dépendra de celui que vous prendrez pour vous reconnecter sur ces signaux et les écouter. C’est souvent long et cela demande beaucoup d’efforts, c’est sûr, mais selon moi, il est évident que cela en vaut la peine.
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Posté: Mercredi, 28 mars 2007, par Guylaine Guevremont
Suivre cette méthode uniquement pour perdre du poids est, dès le début, voué à l’échec. Surprenant, n’est-ce pas ? Et c’est pourtant le cas, même qu’elle peut entraîner une reprise de poids si le travail n’est pas fait pour les bonnes raisons ! Si le seul but est de maigrir, il est possible de le faire en laissant tout simplement des aliments dans l’assiette et en mangeant un peu tout au long de la journée. Pour la majorité des gens, le poids va ainsi diminuer. Par contre, une fois le poids perdu, quelle sera la motivation de continuer à manger ainsi ? Un jour ou l’autre vous allez vous dire : « Ce soir, je peux me le permettre, demain, je ferai attention ! ». Phrase familière, n’est-ce pas ? Le coeur de la démarche est donc de comprendre qu’au quotidien, il n’y a pas de raison de ne pas écoutrer sa faim et ses goûts, et qu’il n’y a pas de plaisir à manger au-delà de la satiété. Le prix à payer pour ces comportements n’est pas d’engraisser, mais d’être mal dans son corps. C’est en effet la sensation désagréable ressentie quand on mange trop, alors que le but réel visé par toute cette démarche, bien au contraire, est le simple bien-être !
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Posté: Dimanche, 1 avril 2007, par Guylaine Guevremont
Le problème des diètes à répétition est de faire en sorte que la perte de poids devient une activité en soi. Les pensées de la journée ne tournent pratiquement qu’autour de manger et maigrir. Par contre, qu’ arrive-t-il une fois le poids perdu? Le but est évidemment de pouvoir arrêter d’y penser et d’arriver à maintenir le nouveau poids. Pour y arriver, il faudrait donc commencer à le faire dès le début ; ne plus penser au poids, se reconnecter avec les signaux de faim et de satiété et améliorer sa relation avec la nourriture. Ce n’est ni facile ni évident, mais le déclic arrive lorsque la perte de poids n’est plus l’activité principale de la journée. Dans ce processus, vous allez traverser toutes sortes d’étapes, comme réussir à ne plus voir les aliments uniquement comme bons ou mauvais, ne plus établir, avant même de commencer un repas, la quantité qui sera mangée, ou encore comprendre ce qui vous pousse à manger alors que vous n’avez pas faim. Je dis bien comprendre et non fuir. Car faire autre chose quand un désir insupportable vous prend n’est pas la solution à long terme. Il faut comprendre l’émotion sous-jacente, et si vous n’y arrivez pas seul, un professionnel peut vous aider à y voir plus clair. Il ne faut pas avoir honte de consulter, car je crois sincèrement que chercher à se faire aider, pour être mieux dans sa peau, est un acte de courage. L’immobilisme est plus facile, mais pour plusieurs destructeur à court et à long termes.
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Posté: Mercredi, 20 juin 2007, par Guylaine Guevremont
Changer sa relation avec la nourriture n’est pas une mince tâche. La voie est pavée d’embûches et de découragements. Le blogue se veut justement un moyen pour sentir que l’on n’est pas seul(e) et que d’autres vivent les mêmes difficultés. En passant, je tiens à remercier tous ceux et celles qui répondent à mes commentaires et à ceux de Marie-Claude, c’est très agréable de vous lire. En plus, vous aidez beaucoup de gens qui sont réconfortés par vos messages. Je reçois continuellement des commentaires de mes clients, dans mon bureau, disant que les messages que vous affichez les encouragent dans leur démarche. Et je tiens à dire à tous les autres de ne pas être timide, de ne pas hésiter à écrire, car en plus d’être un geste libérateur, cela crée aussi un sentiment d’appartenance très important, à mon avis.
Par ailleurs, il est parfois difficile d’entreprendre cette dĂ©marche sans aide professionnelle. Je vais vous donner les diffĂ©rentes ressources que je connais et que je recommande. Personnellement, je trouve que le travail fait en individuel, en plus du groupe, sont ensemble plus efficaces, car le groupe permet de voir que l’on n’est pas seul et de pouvoir relativiser sa situation par rapport aux autres. Et en rencontre individuelle, on va plus loin. Il est Ă©videmment impĂ©ratif que les deux soient de la mĂŞme approche. Lire le reste de cet article »
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